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Fiche d’intervention · Chirurgie de la silhouette

Cruroplastie.

Intervention de chirurgie plastique qui retend la face interne des cuisses, indication esthétique visant à corriger un relâchement cutané lié à l’âge ou à un amaigrissement important.

Plan rapproché illustrant la zone de la rhinoplastie
Durée
2 h à 3 h
Anesthésie
Générale
Hospitalisation
Ambulatoire
Éviction
21 à 28 jours

Fig. 01 · Repères anatomiques // vue de profil
Schéma anatomique du nez — vue de profil avec repères chirurgicaux 01 02 03
  1. 01 Élimination de l'excès de peau et de graisse localisée
  2. 02 Remise en tension des tissus et des muscles pour affiner et raffermir les cuisses
  3. 03 Cicatrice discrète placée sur la face interne de la cuisse.

Définition

La cruroplastie est une intervention de chirurgie plastique qui retend la face interne des cuisses en retirant l’excès cutané et, si besoin, graisseux, responsable d’un relâchement inesthétique et parfois gênant (frottements, irritations). Elle répond à un relâchement lié à l’âge ou consécutif à un amaigrissement important.

Deux techniques principales existent selon l’étendue de l’excès. La cruroplastie horizontale, limitée au pli de l’aine, convient à un excès modéré principalement lié à un relâchement cutané sans excès de longueur importante. La cruroplastie verticale (ou en T), qui prolonge l’incision le long de la face interne de la cuisse jusqu’au genou, est nécessaire lorsque l’excès cutané est plus étendu, notamment après un amaigrissement massif. Le choix relève d’une évaluation clinique précise en consultation.

Indications

  • Relâchement cutané de la face interne des cuisses lié à l’âge.
  • Excès cutané consécutif à un amaigrissement massif (post-chirurgie bariatrique notamment).
  • Gêne fonctionnelle : frottements, irritations cutanées chroniques, gêne à la marche ou au sport.
  • Association fréquente à une liposuccion de la face interne des cuisses ou des genoux.

Consultation préopératoire

Deux consultations sont systématiquement programmées avant toute cruroplastie :

  • Consultation initiale — examen clinique de la qualité cutanée et de l’étendue de l’excès sur la longueur de la cuisse, orientant le choix entre technique horizontale et verticale, photographies médicales standardisées. Le devis détaillé et daté est remis en main propre.
  • Consultation de pré-anesthésie — réalisée par le médecin anesthésiste-réanimateur, au moins 48 heures avant l’intervention. Un bilan biologique est prescrit, ainsi qu’une évaluation du risque thromboembolique.

Le délai légal de quinze jours entre la remise du devis et l’intervention est obligatoire (art. L.6322-2 CSP). Aucune dérogation n’est possible. Le consentement éclairé écrit est recueilli avant l’intervention, incluant une information claire sur l’étendue prévisible de la cicatrice.

Technique opératoire

L’intervention se déroule sous anesthésie générale, en ambulatoire ou en hospitalisation de 24 heures, pour une durée moyenne de 2 à 3 heures. Le praticien procède à :

  • Un dessin préopératoire précis, délimitant l’excès cutané à réséquer selon la technique retenue (horizontale ou verticale).
  • Une liposuccion complémentaire, si un excès graisseux est associé à l’excès cutané.
  • Une résection cutanée, avec une vigilance particulière portée au nerf saphène, situé à proximité du trajet opératoire.
  • Une suture profonde ancrée sur des structures fixes (fascia), pour limiter la migration secondaire de la cicatrice, suivie d’une suture cutanée soignée.

Un vêtement de contention est mis en place en fin d’intervention, porté plusieurs semaines. La sortie intervient le jour même ou après une nuit de surveillance selon l’étendue du geste.

Suites opératoires

J+1 Œdème et tension des cuisses, mobilité et marche limitées. Antalgiques de palier 1. J+7 Première consultation de contrôle. Ablation des fils si non résorbables. J+15 Reprise progressive des activités sociales. Port du vêtement de contention poursuivi. M+1 Reprise du sport doux. M+3 Résultat appréciable. Cicatrice encore rosée. M+12 Cicatrice estompée, résultat considéré comme stabilisé.

Résultats attendus

Le résultat sur la fermeté de la cuisse est acquis dès l’intervention. L’aspect définitif de la cicatrice évolue sur plusieurs mois, avec un affinement progressif jusqu’à 12 à 18 mois. Aucun résultat n’est garanti : la qualité de la cicatrice et sa stabilité dans le temps restent variables d’un patient à l’autre, et une variation de poids importante peut affecter le résultat obtenu.

Cas cliniques

Les clichés ci-dessous sont publiés avec le consentement écrit et éclairé de la patiente, dans les mêmes conditions de prise de vue, sans aucune retouche.

Cas clinique
Rhinoplastie fonctionnelle · cas n° 014
Avant · Rhinoplastie fonctionnelle
Avant
Après · Rhinoplastie fonctionnelle
Après
Patient·e
42 ans
Acte
Rhinoplastie fonctionnelle
Recul
6 mois

Risques et complications

Comme toute intervention chirurgicale, la cruroplastie expose à des risques. L’information loyale du patient sur ces risques est une obligation déontologique (art. R.4127-35 CSP).

Risques fréquents (transitoires)

  • Œdème et ecchymoses des cuisses, résorbés en 3 à 4 semaines.
  • Diminution transitoire de la sensibilité de la face interne de la cuisse.
  • Gêne à la marche les premiers jours.

Risques rares

  • Migration secondaire de la cicatrice vers le bas, favorisée par la tension exercée sur la zone lors de la marche.
  • Retard de cicatrisation, notamment au niveau du pli inguinal.
  • Cicatrice hypertrophique ou élargie.

Risques graves (exceptionnels)

  • Complications anesthésiques générales : décrites avec l’anesthésiste lors de la consultation pré-anesthésique.
  • Complications thromboemboliques (phlébite, embolie pulmonaire) : risque accru par la localisation proche des axes veineux profonds des membres inférieurs, prévention systématique par bas de contention et anticoagulation préventive selon le terrain.
  • Atteinte du nerf saphène (trouble sensitif de la face interne du genou et de la jambe) : rare, prévenue par une technique respectant les plans anatomiques.

Contre-indications

  • Absolues : pathologies cardiovasculaires non équilibrées, troubles de l’hémostase non contrôlés, antécédent de maladie thromboembolique non stabilisé.
  • Relatives : tabagisme actif non sevré, traitement anticoagulant, poids non stabilisé, attentes irréalistes après échange en consultation, notamment sur l’étendue et la stabilité de la cicatrice.
  • Étendue de l’excès : un excès très modéré peut relever d’une liposuccion isolée plutôt que d’une cruroplastie avec résection cutanée, à évaluer en consultation.

Tarifs indicatifs

Poste Fourchette indicative
Honoraires praticien
Variables selon technique opératoire
4 000 à 5 500 €
Frais bloc opératoire
Plateau technique de la clinique
0 à 1 400 €
Honoraires anesthésiste
Médecin anesthésiste-réanimateur
500 à 800 €
Hospitalisation
Mode ambulatoire
Inclus
Total estimatif
Devis personnalisé en consultation
5 000 à 7 700 €

Prise en charge Sécurité sociale

La cruroplastie est un acte de chirurgie esthétique de convenance, non remboursé par l’Assurance maladie dans la majorité des cas. Une prise en charge peut exister à titre exceptionnel dans le cadre d’un excès cutané majeur post-chirurgie bariatrique documenté, sur dossier instruit par le service médical de l’Assurance maladie. À défaut, l’acte demeure intégralement à la charge du patient.

Sources & références

Références
  1. Haute Autorité de Santé. Recommandations de bonne pratique — chirurgie esthétique du corps. HAS, 2022.
  2. Société Française de Chirurgie Plastique, Reconstructrice et Esthétique (SOFCPRE). Référentiel professionnel · cruroplastie. 2024.
  3. Société Française d’Anesthésie et de Réanimation (SFAR). Recommandations sur la prévention du risque thromboembolique en chirurgie plastique. 2023.
  4. Code de la santé publique, articles R.4127-13, R.4127-19, R.4127-20 et L.6322-2.
  5. Conseil National de l’Ordre des Médecins. Charte de communication des médecins esthétiques. CNOM, 2023.
Avertissement déontologique

Les informations présentées sur cette page sont strictement informatives et ne sauraient se substituer à une consultation médicale. Conformément au Code de déontologie médicale, aucun résultat ne peut être garanti et aucun document à caractère publicitaire n'est diffusé.

Questions fréquentes

L’éviction sociale recommandée est de 21 à 28 jours, l’une des plus longues parmi les interventions de chirurgie esthétique du corps, la marche normale nécessitant un temps d’adaptation du fait de la localisation de la cicatrice. La reprise du sport doux est généralement autorisée à 6 semaines, et l’activité sportive intense à 3 mois.
Le résultat sur la fermeté de la cuisse est acquis dès l’intervention, mais l’aspect définitif de la cicatrice évolue sur une période longue : elle continue de s’affiner jusqu’à 12 à 18 mois après l’opération, avant d’être considérée comme totalement stabilisée.
Auteur
Dr Uriel Assouline
Chirurgien plasticien · DESC chirurgie plastique 2009
RPPS 10101224169 · CDOM 06