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Fiche d’acte · Médecine esthétique non chirurgicale

Injections
d’acide hyaluronique.

Acte de médecine esthétique non chirurgicale. L’acide hyaluronique est un dispositif médical de classe III injecté en sous-cutané pour restaurer un volume, hydrater le derme ou redessiner un contour.

Plan rapproché illustrant la zone des injections d'acide hyaluronique
Durée séance
30 à 45 min
Anesthésie
Topique
Durée résultat
8 à 18 mois
Éviction
0 à 48 h

Définition

L’acide hyaluronique (AH) est un polysaccharide naturellement présent dans le derme. Sous forme injectable, il s’agit d’un dispositif médical de classe III, marqué CE, présenté en seringue stérile pré-remplie. Le gel est réticulé, c’est-à-dire que les chaînes sont liées chimiquement pour augmenter sa durée de tenue. Les concentrations et tailles de particules varient selon l’indication (lèvres, pommettes, sillons, menton).

Le terme « acide hyaluronique » est préféré à toute marque commerciale, conformément aux recommandations du Conseil National de l’Ordre des Médecins.

Indications

  • Restauration des volumes : pommettes, tempes, menton, ovale du visage.
  • Atténuation des sillons nasogéniens, plis d’amertume, vallée des larmes.
  • Réhydratation cutanée (technique skinboosters, gel non réticulé).
  • Redessin du contour des lèvres et augmentation discrète du volume labial.
  • Rhinoplastie médicale (correction de petits défauts du dorsum nasal).

Déroulement de la séance

  1. Consultation médicale — examen, photographies standardisées, devis daté, consentement éclairé écrit, délai de réflexion adapté à la nature de l’acte.
  2. Préparation — démaquillage, antisepsie cutanée, application d’une crème anesthésiante 15 à 20 minutes avant l’injection.
  3. Injection — réalisée à l’aiguille (27-30G) ou à la canule mousse selon la zone. Massage modelant si nécessaire.
  4. Contrôle — vérification du résultat immédiat, conseils post-injection écrits remis en main propre.

Suites et résultats

Immédiat

Légères rougeurs, possibles points de ponction.

J+1 à J+3

Œdème modéré et possibles ecchymoses, principalement sur les lèvres et la vallée des larmes.

J+7

Œdème résorbé, résultat visible.

J+15

Résultat stabilisé, consultation de contrôle si nécessaire.

Le caractère non garanti du résultat est rappelé en consultation. La durée de tenue varie selon le métabolisme et la zone traitée.

Cas clinique
Augmentation par Prothèses Mammaires · cas n° 33
Avant et après · Profil gauche · Augmentation par Prothèses Mammaires
Profil gauche
Avant et après · Face · Augmentation par Prothèses Mammaires
Face
Avant et après · Profil droit · Augmentation par Prothèses Mammaires
Profil droit
1 / 3
Patient·e
Acte
Augmentation par Prothèses Mammaires
Recul
6 mois
Cas clinique
Augmentation par Prothèses Mammaires · cas n° 34
Avant et après · 3/4 gauche · Augmentation par Prothèses Mammaires
3/4 gauche
Avant et après · Face · Augmentation par Prothèses Mammaires
Face
Avant et après · 3/4 droit · Augmentation par Prothèses Mammaires
3/4 droit
1 / 3
Patient·e
Acte
Augmentation par Prothèses Mammaires
Recul
6 mois
Cas clinique
Augmentation par Prothèses Mammaires · cas n° 35
Avant et après · 3/4 gauche · Augmentation par Prothèses Mammaires
3/4 gauche
Avant et après · Face · Augmentation par Prothèses Mammaires
Face
Avant et après · 3/4 droit · Augmentation par Prothèses Mammaires
3/4 droit
1 / 3
Patient·e
Acte
Augmentation par Prothèses Mammaires
Recul
6 mois

Risques et effets secondaires

  • Fréquents : ecchymose, œdème transitoire, sensibilité locale.
  • Rares : granulome inflammatoire, asymétrie, migration du produit.
  • Graves (exceptionnels) : nécrose cutanée par compression vasculaire, embolie rétinienne (5 cas / million d’injections selon la littérature). Une procédure d’urgence à la hyaluronidase est appliquée en cas de suspicion.

Contre-indications

  • Grossesse, allaitement.
  • Maladie auto-immune en poussée.
  • Allergie connue à l’acide hyaluronique ou aux lidocaïnes (si présentes dans le gel).
  • Infection cutanée active sur la zone à traiter (herpès, acné inflammatoire).
  • Trouble de l’hémostase non contrôlé.

Tarifs indicatifs (par séance)

Poste Fourchette indicative
1 seringue (1 mL) —
350 à 480 €
2 seringue (1 mL) — zones structurelles
750 à 800 €

Sources & références

Références
  1. Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM). Bonnes pratiques d’injection des dispositifs médicaux à visée esthétique. ANSM, 2023.
  2. Société Française de Médecine Esthétique (SFME). Recommandations professionnelles · injections d’acide hyaluronique. 2024.
  3. Code de la santé publique, articles L.5211-1 (dispositifs médicaux) et R.4127-13.
Avertissement déontologique

Les injections d'acide hyaluronique sont des actes médicaux. Elles ne peuvent être pratiquées que par un médecin. Conformément au Code de déontologie médicale, aucune promesse de résultat n'est consentie et aucun témoignage patient n'est diffusé. La durée du résultat varie selon le patient et la zone traitée.

Questions fréquentes

Une anesthésie topique est appliquée 15 à 20 minutes avant la séance. Les produits utilisés contiennent également un anesthésique local (lidocaïne) intégré au gel lui-même. La sensation décrite pendant l’injection est habituellement modérée et transitoire, variable selon la zone traitée les lèvres et le contour des yeux étant généralement plus sensibles que les joues ou le menton.
L’acide hyaluronique est un sucre naturellement présent dans le derme. Il est progressivement dégradé par les hyaluronidases endogènes. Sa durée de tenue varie de 8 à 18 mois selon la zone, le type de gel et le métabolisme individuel.
Oui, c’est l’un des grands avantages de l’acide hyaluronique par rapport à d’autres produits injectables : une enzyme appelée hyaluronidase permet de dissoudre rapidement le produit injecté en cas d’insatisfaction, d’asymétrie non désirée, ou de complication vasculaire nécessitant une intervention d’urgence. Cette réversibilité constitue un filet de sécurité important, propre à cette famille de produits.
Grossesse et allaitement, allergie connue à l’un des composants, maladie auto-immune en poussée, infection cutanée active sur la zone à traiter.
Les indications les plus fréquentes sont la restauration des volumes du visage (pommettes, tempes, menton, ovale), l’atténuation des sillons nasogéniens, du pli d’amertume et de la vallée des larmes, la réhydratation cutanée par la technique des skinboosters, la redéfinition du contour des lèvres, et certaines corrections mineures du dorsum nasal dans le cadre d’une rhinoplastie médicale.
Auteur
Dr Uriel Assouline
Chirurgien plasticien
RPPS 10101224169 · CDOM 06